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Vrai ou Faux ? 11 anecdotes historiques qui ont bâti Fontevraud

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Fondée par un moine excentrique, construite par des hommes et femmes issus de toutes les conditions sociales, ayant abrité reines et prostituées repenties, transformée en l’une des prisons les plus dures de France, l’Abbaye Royale de Fontevraud porte avec elle plus de 900 ans de légendes, d’anecdotes et d’idées reçues sur ceux qui l’ont bâtie et habitée. Saurez-vous distinguer le vrai du faux ?

1 / Lorsqu’ils arrivent à Fontevraud, Robert d’Arbrissel et sa communauté s’installent dans un vallon désert

FAUX

En 1101, lorsque Robert d’Arbrissel et ses fidèles s’installent à Fontevraud, ils y trouvent tous les éléments indispensables pour s’établir : une clairière entourée d’arbres, idéale pour construire, mais aussi de l’eau, essentielle à la vie. La communauté du fondateur n’arrive cependant pas dans une vallée déserte. Quelques habitants y cultivent déjà des lopins de terre.

 

 

2 / Toutes les traces de la prison ont été effacées

FAUX 

Les différentes restaurations de l’Abbaye Royale débutent dès le 19e siècle, après le classement du site au titre des monuments historiques. L’architecte Lucien Magne intervient dès 1903 pour restaurer l’église abbatiale et les cuisines romanes : ces travaux effacent alors toute trace des dortoirs et ateliers de l’église. En 1963, lorsque les détenus quittent la centrale, le premier réflexe est de supprimer des traces de la prison. Toutefois, quelques installations (cages à poules, transformateur, etc) sont conservées. Dorénavant, elles sont considérées comme faisant partie intégrante du patrimoine de Fontevraud.

Centrale de Fontevrault

 

3 / Les moniales étaient mieux traitées que les moines

VRAI 

Qu’ils se consacrent aux travaux manuels ou à l’administration des biens, les religieux dépendent des moniales. La Règle de l’ordre fontevriste de 1642 régit toute la vie de la communauté : rien ne leur appartient, tout est fourni par les religieuses, vêtements comme nourriture. Certains de ces religieux se considèrent même « comme des esclaves et non comme des prêtres ordonnés de l’Eglise ».

Règle de l'ordre de Fontevraud

 

4 / Les moniales vivaient en autarcie

CE N’EST PAS SI SIMPLE 

En 1119, 1137 et 1150, trois papes successifs interdisent aux laïcs de s’installer à proximité de l’Abbaye. Toutefois, à partir du 16e siècle, l’Abbaye s’ouvre sur le village en faisant construire des halles pour accueillir des marchés et des foires. Certaines religieuses s’occupent également des lépreux.

Si les moniales font preuve d’hospitalité, elles n’en restent pas moins séparées des laïcs et des religieux par une clôture et par une grille dans le chœur de l’église abbatiale…

 

5 / Les détenus étaient enfermés dans des cellules

CE N’EST PAS SI SIMPLE 

Les anciennes cellules des religieuses sont réaménagées lors de la transformation de l’Abbaye en prison. Elles deviennent des dortoirs destinés à accueillir les détenus. Cinq niveaux sont édifiés dans l’église abbatiale afin de gagner de la place pour installer d’autres dortoirs et des ateliers.

Progressivement, on tente de séparer les détenus par des cellules individuelles appelées « cages à poules ».

Cages à Poules

 

6 / Une crypte funéraire été retrouvée dans l’église abbatiale

CE N’EST PAS SI SIMPLE

Durant la seconde moitié des années 1980, les archéologues fouillent le sol de l’église abbatiale. Plusieurs découvertes sont faites notamment des traces de culture datant d’avant la fondation et les traces de la première église. La « crypte » visible aujourd’hui est un espace laissé volontairement ouvert pour accéder à ces vestiges.

Une crypte funéraire, appelée aussi caveau des abbesses, a été retrouvée dans la nef, mais elle fut remblayée.

Crypte archéologique

 

7 / La clôture a été édifiée dès le 12e siècle

VRAI 

Dès 1101, la communauté s‘organise en couvents stricts : les hommes et les femmes sont séparés. À la fin de sa vie, Aliénor d’Aquitaine se retire à Fontevraud et finance la construction d’une clôture. En 1505, l’abbesse Renée de Bourbon reprend l’édification de la clôture et élève une grille dans le chœur de l’abbatiale pour isoler les religieuses du reste du monde.

Gisant d'Aliénor d'Aquitaine

 

8 / Beaucoup de détenus se sont évadés de la maison-centrale de Fontevraud, prison « aux 1001 fenêtres et portes »

CE N’EST PAS SI SIMPLE 

Les gardiens et surveillants surnomment Fontevraud la prison « aux 1001 fenêtres et portes » en raison de son architecture inadaptée. Mais les fenêtres sont munies de barreaux solides et les rondes de surveillance sont nombreuses. En réalité, il est extrêmement difficile de s’échapper de la centrale de Fontevraud. Les rares évasions ou tentatives se sont généralement soldées par des échecs.

Article Le Détective

 

9 / L’abbaye a toujours été très austère

FAUX 

À la période monastique, les murs de l’église abbatiale étaient peints mais leurs décors ont progressivement disparu. Sous la direction des abbesses de Bourbon et de Rochechouart l’Abbaye Royale prospère et des fêtes mondaines y sont organisées. Leurs abbatiats ont tempéré la rigueur et la sobriété monastique qui régnaient jusqu’alors. Si la transformation de l’Abbaye en prison met un terme à cette période, l’Abbaye Royale de Fontevraud renoue aujourd’hui avec cet esprit culturel.

 

 

10 / L’église abbatiale actuelle est le premier bâtiment construit par la communauté de Robert d’Arbrissel 

CE N’EST PAS SI SIMPLE 

En 1101, le fondateur installe sa communauté dans le vallon de Fontevraud. Installés dans des cabanes, Robert d’Arbrissel et ses fidèles entament l’édification du lieu de culte : l’église. La communauté fontevriste grandissant de jour en jour, l’église primitive devient trop petite pour accueillir tout le monde. Une plus grande église est ainsi bâtie pour remplacer la première. Les couvents et autres bâtiments seront édifiés ensuite.

Fouilles archéologiques

 

11 / L’Abbaye Royale a subi plusieurs réaménagements et travaux jusqu’à aujourd’hui

VRAI

L’architecture et les usages de l’Abbaye Royale évoluent constamment depuis près de 1 000 ans ! Des réaménagements majeurs ont profondément influencé le monument. De 1491 à 1670, les abbesses Renée, Louise et Eléonore de Bourbon font reconstruire le cloître du Grand-Moûtier, le grand dortoir et les infirmeries. À partir de 1804, 10 ans de travaux sont nécessaires pour transformer l’Abbaye en prison. Après la fermeture de la centrale, des restaurations sont engagées de 1963 à 1985. Aujourd’hui, l’abbaye évolue toujours, avec notamment la création du pôle énergétique en 2013, Fontevraud L’Hôtel et Fontevraud le Restaurant en 2014.

Prison

 


Bâtir & Habiter Fontevraud

4 Juin > 4 nov. 2016
Installations, expositions, visites thématiques, ateliers…
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