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Une spectaculaire renaissance de la polychromie

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Avec le dispositif numérique Paint, les visiteurs de Fontevraud ont la possibilité de faire revivre une tradition ancestrale oubliée. Du numérique et de la créativité… au service de l’histoire.

 

Un dispositif « made in Fontevraud »

En juin 2015, les artistes Ève Deroeck, François Place et Julien Salaud étaient réunis dans l’église abbatiale, en compagnie des PASSeurs, les « fidèles » de Fontevraud. Ces trois personnalités du monde des arts graphiques et plastiques avaient répondu présent pour inaugurer un nouveau dispositif « made in Fontevraud », à la fois numérique, participatif et ludique.

Polychromie 2.0

Développé avec l’agence parisienne de design d’interaction Buzzing Light, Paint permet aux visiteurs de dessiner sur les murs de la nef de l’abbatiale, faisant ainsi renaître la polychromie qui y a longtemps été de mise. Rassurez-vous, ce ne sont pas des pots de peinture qui sont mis à disposition du public… Paint est un dispositif résolument high-tech constitué de trois écrans tactiles reliés à des projecteurs dirigés vers la nef.

 

Votre polychromie chez vous

Sur les écrans tactiles, plusieurs calques sont disponibles. Aux utilisateurs d’en colorier à leur guise les surfaces, de peut-être donner des traits aux moniales qui hantent les lieux, ou même de dessiner – pourquoi pas ? – un extra-terrestre rencontrant Aliénor d’Aquitaine. La liberté est totale. Quand les enfants, ou leurs parents, ne sont pas derrière les tablettes, les dessins effectués précédemment tournent en boucle sur le mur de la nef. Et, pour ceux qui veulent garder un selfie souvenir, les productions peuvent être imprimées à l’accueil de l’abbaye, ou tout simplement expédiées sur votre boîte mail, et même… mises en exposition su le site Internet officiel de l’Abbaye Royale.

 


La polychromie, c’est quoi ?

Impossible de le deviner à première vue, mais les murs de l’église abbatiale n’ont pas toujours été si blancs… Depuis l’Antiquité il était d’usage de peindre les lieux de culte de plusieurs couleurs. L’objectif était de renforcer la beauté des monuments, d’impressionner les fidèles, mais aussi de leur raconter des histoires, à l’instar des vitraux contant la Passion du Christ, que l’on peut admirer dans les nombreuses églises. On parle d’ailleurs de « Bible des illettrés ».

Les décors étaient de plusieurs types : ornementaux (motifs géométriques ou végétaux) ou figuratifs (représentations de personnages bibliques ou du seigneur local). Deux techniques de peinture sont à retenir. Le « a fresco », où l’on appliquait la couleur sur un enduit à la chaux fraîche et le « a secco », consistant à poser les peintures sur du plâtre sec, en liant l’ensemble avec de l’œuf, par exemple. Certaines couleurs étaient plus compliquées à obtenir que d’autres, comme le bleu, fabriqué à partir de la très rare roche lapis-lazuli. Ce n’est pas un hasard si le bleu est devenu la couleur royale par excellence…

http://paint.fontevraud.fr/


Article à retrouver dans Fontevraud Le Magazine n°2

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