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Richard Cœur de Lion en trois mots

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10 années de règne dont un an et demi en captivité ont suffi à Richard Cœur de Lion pour entrer dans la légende. Que ce soit dans Ivanhoé, Robin des Bois ou de nombreux films et écrits romanesques, il a aujourd’hui encore le privilège de bénéficier de l’image du roi idéal. Retour en trois mots sur le parcours qui a nourri le mythe.

LE ROI CHEVALIER

En 1189, le roi Henri II meurt à Chinon. Richard est alors couronné Roi d’Angleterre. En 1190, il part en croisade en compagnie du roi de France Philippe-Auguste afin de reprendre Jérusalem des mains de Saladin, sultan d’Egypte. Philippe-Auguste et Richard prennent tous deux la ville de Saint-Jean d’Acre. Mais la relation entre les deux souverains se détériore et Philippe-Auguste abandonne la croisade pour rentrer en France.

Le roi d’Angleterre continue son combat, gagne la bataille d’Arsour mais ne peut reprendre Jérusalem. Toutefois sa vaillance au combat est louée par les chroniqueurs : Richard est considéré comme porteurs des vertus chevaleresques. Le 2 septembre 1192, Saladin et son ennemi signent le traité de Jaffa, convenant de la liberté des pèlerinages chrétiens à Jérusalem.

LE ROI ABSENT

En 1192, sur le chemin du retour de la terre Sainte, Richard est contraint de passer par le Saint-Empire Romain Germanique dont il est l’ennemi. Il décide de se déguiser mais il est repéré et capturé à Vienne par Léopold, duc d’Autriche, qu’il avait humilié à Acre. Richard est ensuite livré à l’Empereur Henri VI et gardé en captivité. En échange de sa liberté, l’Empereur réclama une rançon de 150 000 marcs d’argent, somme qui représentait les recettes du royaume d’Angleterre pendant environ deux ans. Aliénor d’Aquitaine, la mère de Richard, parvient finalement à rassembler la somme désirée. Son fils est délivré en 1194.

Il se rend alors en Normandie puis en Aquitaine pour faire cesser les visées de Philippe-Auguste sur ses possessions continentales. Puis, en 1199, le souverain d’Angleterre se rend à Châlus et meurt pendant le siège du château, sans jamais avoir revu l’Angleterre.

LE ROI POÈTE, PROTECTEUR DES TROUBADOURS

Duc d’Aquitaine avant d’être souverain d’Angleterre, Richard Cœur de Lion est protecteur et mécène des troubadours, comme sa mère, Aliénor d’Aquitaine. Ayant très tôt appris le goût de la poésie et de l’écriture, Richard compose des ballades. Lors de sa détention par l’Empereur, il écrit d’ailleurs quelques œuvres courtoises. Ses compositions sont reconnues auprès des poètes et troubadours qui encensent son talent. Ceux-ci chantent les exploits du souverain Cœur de Lion et pleurent sa mort.

Bertran de Born, chevalier troubadour et fidèle compagnon de Richard, le loua ainsi :

« Je pleure celui qui fut mon maître en toute chose
Nulle joie ne pourra dissiper ma douleur,
Anglais, Normands, Bretons, Gascons verseront des larmes amères.
Tu étais le roi des courtois, l’empereur des preux.
Nous sommes tous plongés dans le désespoir
car les barons, les troubadours, les jongleurs, ont tout perdu. »

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