Fontevraud Tous nos sites

Le Magazine

Pourquoi Richard s’appelait-il « Cœur de Lion » ?

Share on Facebook913Tweet about this on TwitterGoogle+1share on Tumblr0
Moyen mnémotechnique à l’usage des chroniqueurs, les surnoms des souverains permettaient de les distinguer. Insistant d’abord sur une caractéristique physique, le surnom met ensuite en avant les valeurs morales, le tempérament ou un aspect du règne.

 

Richard, le roi-chevalier

Soutenu par leur mère Aliénor d’Aquitaine, les fils d’Henri II Plantagenêt se soulèvent contre leur père en 1173. La révolte échoue et les fils demandent pardon au souverain d’Angleterre. Après cet échec, Richard est chargé de mater les seigneurs rebelles d’Aquitaine. C’est à cette époque que Richard devient « Cœur de Lion », en hommage à courage et sa férocité au combat.

Cultivant les valeurs chevaleresques telles que le courage, la vaillance et les prouesses au combat, Richard n’en est pas moins surnommé par le chevalier troubadour Bertran de Born « Oc e no », c’est-à-dire « Oui et non » en langue occitane. Ce surnom fait référence au caractère versatile et changeant du souverain qui manquait parfois à sa parole.

 

 

Jean, un souverain méprisé

En 1167, à 45 ans, Aliénor d’Aquitaine met au monde son dernier enfant. Né tardivement, Jean n’est pas destiné à monter sur le trône et ne reçoit pas de territoire en héritage, tous ayant été déjà distribués à ses frères aînés. Il est alors surnommé « sans Terre ». Mais la disparition de ses frères change la donne, et il devient finalement roi en 1199, à la mort de Richard Cœur de Lion.

Une fois couronné, Jean se rend en France et met en place une stratégie défensive le long des frontières normandes afin d’aboutir à une trêve avec la France et de stabiliser ses possessions continentales. Mais avec la perte de la Normandie en 1204, le souverain gagne le surnom de « Jean l’Épée Molle ».

Gisant de Richard Coeur de Lion à l'Abbaye Royale de Fontevraud
Gisant de Richard Coeur de Lion à l’Abbaye Royale de Fontevraud
Share on Facebook913Tweet about this on TwitterGoogle+1share on Tumblr0

Commentaires

commentaires