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Le cheveu, ce mal aimé

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Lorsqu’elles entrent à l’Abbaye pour mener une vie de recluse, les moniales se couvrent la tête et le cou d’une guimpe blanche, cachant leur chevelure. Plusieurs siècles plus tard, lorsque la vie pénitentiaire remplace la vie monastique, les condamnés sont alors tondus. Tantôt caché, tantôt rasé, petite histoire du cheveu à l’abbaye.

 

La chevelure séductrice

Au Moyen Âge, l’Église catholique considère la chevelure féminine comme un attrait de séduction. Ainsi, les femmes mariées doivent voiler leurs cheveux. En outre, il était considéré comme grossier de laisser ses cheveux libres en allant à l’église. Par convention, la Vierge Marie apparaît toujours voilée, en opposition à la pécheresse Marie-Madeleine, toujours tête nue. La prise de voile des religieuses est ainsi le symbole de « noces mystiques », autrement dit de leur soumission à Dieu comme l’était à l’époque une épouse à son mari.

 

Le meilleur ami des parasites

Selon les époques, la chevelure est tantôt symbole de force et de virilité tantôt de féminité. Raser ses cheveux pouvait également marquer la soumission, à un culte par exemple. Au 19e siècle, la tonte des prisonniers répond à de toutes autres considérations. Si elle peut être perçue comme une humiliation ou une stigmatisation du prisonnier face au personnel pénitentiaire, elle sert surtout à éviter la prolifération des poux. En effet, ceux-ci se répandent très rapidement de chevelure en chevelure dans des lieux fermés et très fréquentés comme les maisons centrales. Ainsi, le rituel de rasage du prisonnier était avant tout une précaution hygiénique, afin d’éviter les contaminations de parasites.

 

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