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La trahison d’Aliénor

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En 1173, fatiguée des incartades de son mari et inquiète de voir son influence diminuer, Aliénor d’Aquitaine décide de soutenir ses fils qui se querellent avec leur père. Elle fait alors un choix qui lui coûtera cher.

 

Reine d’Outre-Manche

Aux 12e et 13e siècles, la reine est associée au pouvoir royal. Couronnée au même titre que son époux, la souveraine intervient ainsi dans le gouvernement du royaume. Ainsi, épouse d’Henri Plantagenêt depuis 1152, Aliénor est couronnée à ses côtés en 1154. Les premiers temps de l’union des nouveaux souverains d’Angleterre sont heureux et leur donnent huit enfants.

 

La garante de l’entente

Capable de représenter son mari ou de l’accompagner dans ses expéditions, la reine est considérée comme un modèle de vertu et de piété, intercédant entre le roi, représentant de Dieu, et le peuple, sur qui elle doit exercer sa charité. Jouant le rôle de « Dame de paix », négociant des trêves, la souveraine doit s’efforcer de maintenir la paix dans son royaume, mais également au sein de la famille royale. Ainsi, la reine doit calmer les esprits, et ne jamais prendre parti.

 

Tensions familiales

Cependant, Aliénor perd progressivement son influence sur son mari qui prend pour maîtresse la belle Rosemonde Clifford. Les interventions d’Henri sur le duché d’Aquitaine détériorent également leur relation. À cela s’ajoute bientôt des tensions familiales. Les fils d’Henri et d’Aliénor s’attendent à hériter tout ou partie des possessions de leur père, et Henri le Jeune, héritier du trône, est impatient de prendre le contrôle des territoires paternels. La décision d’Henri II de donner les châteaux de Chinon, Loudun et Mirebeau à son dernier fils, Jean, contrarie ses autres enfants. Loin de calmer les esprits, Aliénor soutient alors la querelle. Quelques barons anglais ainsi que Louis VII, roi de France, prennent parti pour la rébellion qui débute en 1173, dure 18 mois et se solde par un échec.

 

La reine captive

Bientôt les fils et leur père se réconcilient. Aliénor, comprenant qu’elle va subir le courroux de son époux, tente de fuire pour se réfugier en France. Elle est alors capturée par les hommes d’Henri II avant d’être enfermée. Si sa peine s’allège sur la demande de ses fils, la reine n’est véritablement libérée qu’en 1189, 15 ans plus tard, à la mort de son époux. Son veuvage lui permet de gouverner librement son duché d’Aquitaine, et elle soutient successivement Richard, puis Jean sur le trône d’Angleterre.

 

By Chinpat CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Chasse royale, fresque de la chapelle Sainte-Radegonde de Chinon. Datée de la 2e moitié du 12e siècle, elle mettrait en scène des membres de la famille Plantagenêt dont Henri II, Aliénor d’Aquitaine et Richard Coeur de Lion.
Photo : Chinpat CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
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