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Julie d’Antin en trois mots

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Au 18e siècle, Julie d’Antin est à la tête d’une communauté puissante. Mais la Révolution Française vient bouleverser l’ordre établi et faire vaciller l’autorité de la 36e  et dernière abbesse de l’Abbaye Royale de Fontevraud.

 

Traditionnelle

Née en 1725, Julie-Sophie-Gillette de Gondrin de Pardaillan d’Antin, est l’héritière d’une grande famille aristocratique. Destinée à devenir abbesse comme deux de ses tantes, elle est éduquée à l’Abbaye Royale dès l’âge de 3 ans. Excepté trois années passées à la Cour, elle a ainsi toujours vécu à Fontevraud. Elle y fut maîtresse des novices, institutrice d’une princesse royale et grande prieure associée à l’abbesse Marie-Louise de Valence.

 

 

Déterminée

Nommée abbesse en 1765 à l’âge de 40 ans, Julie d’Antin affirme ses privilèges. Elle renoue avec les fêtes publiques et mondaines initiées par Gabrielle de Rochechouart. L’ordre ne dépendant que du Pape et du roi, l’abbesse bénéficie d’une certaine liberté qui lui permet d’accroître l’influence de l’abbaye et d’en faire prospérer les biens. Julie d’Antin est ainsi à la tête d’une institution puissante qui rassemble des milliers de personnes.

 

Déchue

Occupée à défendre les droits et biens du couvent, l’abbesse de Fontevraud est confrontée aux contestations des moines qui supportent de moins en moins leur condition. Tout s’accélère avec la Révolution : les biens de l’Eglise sont inventoriés par l’Etat en 1791, puis les vœux monastiques sont interdits, et enfin les ordres sont supprimés. En 1792, les religieuses sont expulsées de l’abbaye. Ayant perdu ses soutiens et ses prérogatives, l’abbesse se retrouve contrainte de fuir, déguisée en paysanne, et gagne Angers avant de se réfugier à Paris où elle meurt en 1797.

Portrait de Julie d'Antin


Quelques conseils de lecture :

MARTIN Jean-Clément et alii, Abbesses de Fontevraud, « Julie d’Antin, un destin brisé », 303, 2014

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