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Fontevraud, nécropole royale des Plantagenêt

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Le 6 juillet 1189, Henri II Plantagenêt meurt à Chinon. Face aux circonstances, Aliénor passe outre la volonté du défunt et décide de l’inhumer à Fontevraud. Pour la reine, l’abbaye de Fontevraud doit désormais devenir aux Plantagenêt ce que la basilique Saint Denis est aux Capétiens : une nécropole royale qui symbolise de la puissance de la dynastie.

 

Tensions familiales

Au cours de l’été 1189, Henri II souffre d’un ulcère. Malgré son état, le roi doit préparer une campagne militaire contre le roi de France Philippe-Auguste et son propre fils, Richard Cœur de Lion. Son état de santé empirant avec la chaleur, le souverain est contraint de rejoindre son château de Chinon. Il y apprend alors le complot de son fils favori, Jean Sans Terre. Cette nouvelle porte un coup fatal à Henri II : il développe une forte fièvre et délire pendant plusieurs jours. Il ne retrouve ses esprits que le temps de se confesser et meurt le 6 Juillet 1189.

 

Henri II

Fontevraud, position stratégique

Le roi défunt souhaitait être enterré dans l’abbaye de Grandmont, dans le Limousin, où il avait déjà commencé à préparer l’emplacement de son tombeau. Mais l’été 1189 est exceptionnellement chaud et l’abbaye de Grandmont est loin. Aliénor, libérée du joug de son mari, décide de le faire enterrer à l’abbaye de Fontevraud, lieu qu’Henri II admirait également. Solution la plus commode, Fontevraud est aussi située au cœur des terres des Plantagenêts, à la frontière du Poitou et de l’Aquitaine, terre natale d’Aliénor…

 

 

La nécropole de « l’empire » Plantagenêt

A l’instar de Saint-Denis pour les rois de France, l’Abbaye Royale de Fontevraud doit désormais accueillir les dépouilles de la dynastie Plantagenêt qui règne alors sur l’Angleterre et l’ouest de la France. Après y avoir fait inhumer son mari, Aliénor d’Aquitaine y enterre également en 1199 son fils, Richard Cœur de Lion. Avant sa mort en 1204, la reine commande des gisants polychromes en tuffeau pour sa propre tombe ainsi que celles d’Henri II et Richard.

Mais Jean Sans Terre, qui succède à Richard Cœur de Lion, ne parvient pas à maintenir son emprise sur les territoires de France face à la politique conquérante de Philippe Auguste. L’empire Plantagenêt se replie sur l’Angleterre. Seule la dépouille d’Isabelle d’Angoulême, épouse de Jean Sans Terre, rejoindra cette nécropole royale en 1249.

Aujourd’hui, les gisants d’Aliénor d’Aquitaine, d’Henri II, de Richard Cœur de Lion et d’Isabelle d’Angoulême reposent toujours dans l’église abbatiale.

Gisants

 

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